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Le syndrome de la bonne élève

Lettre-Noemie3
13 Mai 2015

Le syndrome de la bonne élève

Par Maïtie Trélaün dans Noemie

La période des menstrues n’est pas toujours en phase avec la Lune. Cela déconcerte parfois la femme qui le vit. Elle se donne comme objectif de parvenir à accorder son cycle avec celui de la Lune comme si c’était un gage de réussite personnelle. Elle ne se rend pas compte alors qu’elle passe en force et passe à côté de ce que lui murmure son cycle avec son déphasage. Noémie a trouvé son chemin et vous invite à trouver le vôtre.

Montpellier,
le 13 mai 2015

Hey les Miss !

Comment vous allez dans cet été qui arrive en accordéon ?

Moi j’trouve trop cool d’appeler ma lettre “le syndrome de la bonne élève” en loupant une semaine d’écriture ! C’est fun, je progresse… je culpabilise même pas !

je me sens vivante et mon cycle me le rappelle en dansant avec la Lune

En fait c’est mon cycle qui m’aide dans ce sens.
Mon cycle est un peu plus long que celui de la Lune, donc y se décale tout le temps ! Avant, je voulais vraiment arriver à ce qu’il soit en même temps que la Lune, avec mes règles dans la Lune noire… J’avais l’impression que si j’y arrivais pas j’étais pas une “bonne” femme, voire j’étais pas une femme responsable, digne… tout ce que vous voulez. Toujours cette recherche de perfection qui me colle à la peau et qui me donne cette impression de pas être une bonne élève si je suis pas comme les autres.
Alors quand mes règles arrivaient avec la Lune Noire… c’était trop géant, je chantait victoire. Ça jubilait au-dedans de moi.

Par contre quand c’était pas le cas, c’était l’enfer. Je faisais la tronche, je me trouvais nulle, j’en voulais à la Terre entière, j’avais l’impression que je serai jamais capable d’être une vraie femme. Du coup j’avais mal au ventre. Ma mère ne rajoutait une couche en me disant que c’était rien ! James haussait les épaules et me laissait avec ma tronche de 100 pieds d’long. J’étais seule.. et ça ne faisait qu’empirer ma culpabilité.

Du coup, la semaine dernière j’en ai eu marre. J’ai tout envoyé bouler mes croyances à la con ! J’me suis dit que c’était pas ça la vie et j’ai regardé mon cycle d’un autre œil.
En fait j’ai regardé le cycle de la Lune, j’ai ressenti mon cycle dedans moi et j’ai écouté leurs différences… et j’ai compris qu’ils se parlaient. C’était fou ! J’ai senti comme la Lune elle permettait que je sois moins dans l’excès quand elle était à l’opposé de mon hiver ou de mon été. J’ai compris comment elle me rappelait d’emmener du pétillant de printemps à l’intérieur de moi lorsque je rentrais dans mon automne; j’ai compris comme elle m’amenait à ne pas m’oublier dans mon printemps…
J’ai senti comme parfois elle m’annonce ma saison qui va venir comme pour me préparer à l’accueillir.
J’ai compris que c’était mon amie, qu’elle m’accompagnait, qu’elle veillait sur moi et qu’en fait y’avait que moi à me mettre la pression, à me juger.

Du coup c’est géniale parce que je me sens vivante et mon cycle me le rappelle en dansant avec la Lune.

Ça vous fait quoi à vous tout ça ?

Kiss, kiss

Noé

  • Cat 28 mai 2015 at 15 h 53 min / Répondre

    Heureuse de te lire Noémie, c’est bon d’entendre une femme réconciliée avec son cycle 😀 Si je reprend ta métaphore de l’école, je suis carrément virée ! Cycle court, lunes de 7 jours, abondantes et douloureuse … j’en ai assez ! Envie de trouver la pratique taoïste “couper la tête du dragon” pour que ce sang s’arrête de couler, me régénère de l’intérieur et que l’anémie soit un lointain souvenir. Envie d’un corps épanoui, fluide et vibrant, de faire corps avec la vie <3

    • Maitie 28 mai 2015 at 17 h 31 min / Répondre

      Bonjour Cat, cela doit être en effet puissant de voir ainsi couler son sang sans trouver de solution. L’hiver (donc la période des règles, amène la femme à accueillir sa vulnérabilité et à se retirer de la surface de la Terre. Plus elle résiste, plus son corps cherche à l’y obliger (fatigue, douleurs, hémorragie …). Et c’est souvent au travers de de cette ouverture à sa vulnérabilité que les femmes retrouvent leur corps épanoui, fluide et vibrant. L’hiver de notre cycle nous appelle vraiment à ne plus passer en force dans notre vie. C’est souvent en amenant les femmes à revenir à elle et à leur “essentiel” qu’elles ont réussi à transformer leur anémie de façon durable et pérenne sans médication. C’est une autre expérimentation parfois délicate car on préfèrerait “couper la tête du dragon”. L’important est de voir ce qui te parle au travers de ce cycle qui va de travers pour toi.

  • yveline 1 juin 2015 at 19 h 10 min / Répondre

    des cycles courts 24-25 jours et des cycles longs 31-32 jours et des hémorragies lors des règles qui duraient plus de 8 jours à rester immobile la nuit entière avec des tas de serviettes de toilettes ….
    quel bonheur pour une jeune fille en pension puis en temps que jeune mariée

    • Maitie 10 juin 2015 at 22 h 20 min / Répondre

      Cela a du être très dur pour cette jeune fille et apparemment elle a trouvé les chemins pour grandir au travers de tout cela. En revanche, son cycle l’appelle à revenir à elle avec cette douceur qu’elle n’a peut-être pas reçue comme elle le souhaitait. J’ai confiance dans sa capacité à l’entendre, et j’ose espérer qu’elle aura envie de l’écouter.

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