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Quand le jugement met à distance

Lettre-Noemie3
25 Août 2015

Quand le jugement met à distance

Par Maïtie Trélaün dans Noemie

Avez-vous déjà écouté ce qu’il se passait en vous lorsque vous jugez quelqu’un ? Sentez la distance que ça met entre la personne et vous. En fait, la peur du jugement et le jugement mettent une distance entre nous et les autres rendant la rencontre impossible et le partage illusoire. Ils nous isolent dans une tour d’ivoire. Que pouvons faire pour changer cela ?

Montpellier,
le 26 août 2015

Hey babies !

C‘est beau ce que tu dis Manoue, j’ai presque hâte d’y être et en même temps je sens que chacun de mes pas m’y amènent, comme si je semais déjà les graines que j’allais récolter à la ménopause. C’est flippant quand même, parce que je sais pas toujours ce que je sème.

C’est comme cela que j’aime la vie en fait, avec un grand cœur tendre !

Cette semaine j’ai fait une méga découverte et ça change plein de choses dans ma relation à James. J’ai réalisé que dès que je le jugeais, ça mettait une distance. C’est comme si le jugement séparait. Si je critique ce qu’il est en train de faire ou la manière qu’il a de le faire, je n’ai aucune chance de le rencontrer parce que ça met un mur entre nous.
Et c’est pareil quand je me juge même si j’ai mis plus de temps à le comprendre. Quand je me juge, je mets une distance avec une partie de moi et même parfois avec moi. Quand j’ai peur du jugement des autres, je me mets à distances, je m’isole.
Avec James, quand j’ai réalisé ça, j’ai décidé de ne plus le critiquer. C’était pas facile ! C’est fou, je réalisais pas que je le critiquais tout le temps… Pourtant je l’aime ! C’est complètement incohérent pour moi. Mais bon, je pars pas sur ce point car je l’ai pas encore résolu.
Si bien que, à chaque fois qu’une critique venait, je me taisais et je regardais ce qu’il faisait et non pas ce qu’il ne faisait pas. J’avais l’impression d’ouvrir quelque chose alors que quand je juge je rétrécis quelque chose en le pointant.
Et là, ça a été magique, par que je l’ai découvert en fait, comme si je l’avais jamais vu avant. Et j’étais émue, attendrie… C’était si touchant ce que je voyais. Je le revois juste en train d’étendre le linge. C’est bête, mais d’habitude j’ai l’impression qu’il sait pas faire alors ça m’énerve. Mais là, je le voyais s’appliquer, je voyais qu’il savait pas bien comment fonctionnaient mes vêtements à moi, y savait pas comment les étendre… et en même temps, il y avait une délicatesse infinie dans ses gestes… J’en ai chialé. Et moi qui le rouspétait sans voir. Là je me suis sentie aimée, respectée.
Et c’est fou parce que je suis toujours à lui reprocher qu’il me dit jamais qu’il m’aime. Là, ses gestes me le disaient quand il étendait le linge. Quelle leçon !
Du coup, depuis que je le juge moins, je l’aime tellement plus… et pourtant c’est le même ! C’est tellement un détail que ma jupe elle soit mal étendue… En plus, quand je vois le plis que ça a laissé, je revois James l’étendre, et ce plis me parle de son amour, de sa tendresse, de sa douceur. J’suis presque fière d’avoir ce plis sur ma jupe ! J’avais presque envie de le montrer à tout le monde… 
En fait, j’avais jamais réalisé à quel point le jugement me coupait des gens. Et en même temps, il me coupait de moi. Essayez, vous verrez… c’est tellement plus beau et tellement plus précieux ! C’est comme cela que j’aime la vie en fait, avec un grand cœur tendre !

Je vous kiss et je savoure

Noé

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