Un blog dédié aux femmes

Les caprices du désir sexuel

Lettre-Noemie3
09 Juil 2014

Les caprices du désir sexuel

Par Maïtie Trélaün dans Noemie

Le désir sexuel évolue en fonction des phases du cycle de la Femme. Il réveille parfois une puissance qui peut faire peur tellement les mémoires qu’elle porte sont empreintes de cruauté aux relents de matriarcat. Jusqu’où en avons-nous conscience ? Que pouvons-nous en faire ?

Montpellier,
le 9 juillet 2014

Hy, les filles !

Ça m’amuse tes saveurs abricot, Manoue, car j’arrête pas d’en manger, si je pouvais, je me baignerais dedans… Pourtant je ne suis pas enceinte !

Je me sens un peu ensorceleuse et je sais que je pourrais être maléfique !

Je voulais vous poser une question… je suis toujours sur l’observation de ce que je vis et ça me passionne d’écouter les variations de mes états d’âme en fonction de mon cycle. C’est fou comme mon désir sexuel change, comme un enfant capricieux. Y’a des moments où j’ai vachement envie, je sens que toutes mes cellules frétillent… et d’autres où c’est tout fermé. Je pensais que c’était en lien avec ma période fertile… mais je suis pas sûre !
Par exemple, avant mon ovulation, j’arrêterais pas de séduire James, j’ai envie de sentir sa peau, sa force, ses muscles. Quand il est torse nu, ça déchire comme il m’attire ! Je me sens féline ! Et puis, du jour au lendemain, je supporte plus qu’il me touche… J’peux pas l’expliquer. Ça m’agresse ! Pourtant, il a pas changé…
C’est 2 ou 3 jours où je suis comme un animal sauvage sur le qui vive. J’ai envie de me terrer dans un coin et qu’on me foute la paix… Et puis après je sors de ma tanière. Le désir revient mais il est différent… Il est puissant, profond, patient. J’ai vraiment l’impression d’être Femme… mais une Femme de l’ombre. Avant l’ovulation, je me sens belle, j’ai envie de plaire, de jouer, c’est léger, ça coule, c’est capricieux, ça rit…
Là, c’est pas pareil, c’est posé, c’est dans le fond de mon sexe, dans mes jambes, mes cuisses. Je me rends compte que je parle moins, je suis plus tranchante mais pas méchante. J’ai un aplomb qui me surprend. Je me sais désirable sans avoir à le chercher… j’ai pas besoin de charmer, de plaire. J’ai l’impression d’être plus grande, plus mûre, plus…
Défois je me fais peur parce que j’ai l’impression que je pourrais mener James par le bout du nez sans qu’il s’en rende compte, comme s’il était hypnotisé. Je me sens un peu ensorceleuse et je sais que je pourrais être maléfique ! Le plus fou, c’est que c’est plaisant !
Quand je ressens ça, j’ai peur d’être folle. J’en ai parlé à personne… Je sais pas si c’est normal. J’ai fais l’amour à ce moment-là, j’ai eu peur de la puissance qui s’est emparée de moi : j’avais l’impression de dévorer James, d’aspirer son énergie, de l’écraser… J’ai eu peur de le tuer… j’aurais pu le tuer… en faisant l’amour, un peu comme la mante religieuse ! Du coup j’ai tout arrêté, j’ai pleuré, j’étais perdu. Il a rien compris, il a cru qu’il m’avait fait mal…
C’est quoi ce truc les filles ? ça vient d’où ? J’ai l’impression que ça coule dans mon sang depuis la nuit des temps. Vous connaissez ça ou je suis vraiment folledingue ?

J’ai hâte de vous lire.

Big kissss

Noé

  • Karen 17 juillet 2014 at 15 h 45 min / Répondre

    Je suis thérapeute et médium et mon expérience m’a montré que nous vivons les événements avec la charge émotionnelle d’une expérience passée, enregistrée au plus profond de nos cellules. Ces mémoires peuvent être issues de mémoires intra-utérines, de vies passées et de l’inconscient collectif. Il s’agit de les accueillir avec douceur, sans peur ni aucun jugement. Elles nous offrent la possibilité de faire de nouveaux choix pour affranchir notre âme de sa charge inconsciente.

    • Maitie 22 juillet 2014 at 20 h 07 min / Répondre

      J’apprécie votre point de vue Karen et vous en remercie

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