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La puissance de vie de la ménopause

Lettre-manouella2
12 Août 2015

La puissance de vie de la ménopause

Par Maïtie Trélaün dans Manouella

La ménopause est un passage extrêmement tumultueux dans la vie d’une femme. Que lui est-il de mandé à ce moment-là ? Est-ce le début de la fin ou est-ce la continuité de la Vie puissance 10, comme si l’avant n’ait était que l’apprentissage pour que l’après soit la pleine réalisation de qui l’on est ?

St Paul de Vence
le 12 Août 2015

Bonjour à vous, mes sœurs d’âme

Cela me fait bizarre de vous appeler ainsi, et en même temps cela traduit l’état d’esprit dans lequel je suis.

Cela m’amuse d’y aller, de trébucher, de rire de moi-même… au moins je serai vivante !

Je sens la puissance de l’Automne ; je la sens dans la Terre avec la douceur de la sève qui se retire lentement mais sûrement ; je la sens dans le tumulte du Ciel qui gronde ses orages et lance ses éclairs foudroyants ; je la sens dans la fraîcheur de la pluie qui arrose la terre desséchée ; je la sens dans les jours qui raccourcissent, dans le grandiose des couchers du soleil dans un ciel d’automne… Et en même temps je la sens en moi dans l’automne de ma vie.
Je sens la sève qui se retire inexorablement de mon corps en faisant flétrir mes Terres sacrées, comme si la Terre avait fini de me nourrir. J’ai d’ailleurs de plus en plus de mal à digérer les produits de la Terre. Je porte en moi tant de saveurs qui m’ont nourrie que l’odeur seule d’un abricot me remplit et comble mes cellules. J’ai pourtant encore besoin de manger mais tellement plus léger, tellement plus simple qu’avant. Cela libère un temps phénoménal dans ma vie… Et c’est bien là la question : qu’est-ce que je fais de ce temps ?
C’est comme la sève qui en retournant à la Terre laisse un espace vacant dans mon corps, un espace disponible. Si je laisse faire, elle m’aspire de l’intérieur et je me racornis comme un vieux fruit. J’avance vers cette petite vieille qui petit à petit ne peut même plus voir le ciel tellement elle se courbe vers la terre.
Pourtant je sens que ce n’est pas cela la ménopause ! Je n’ai pas fait tout ce chemin pour m’éteindre en silence.
Cette énergie de la terre qui me quitte laisse, elle aussi, un espace vacant. Il m’invite à accueillir le ciel, l’air, à apporter de la légèreté dans ma structure sans m’envoler, à contenir l’espace sans l’enfermer.
J’ai l’impression d’avoir davantage besoin de respirer et de savourer l’air que de manger.
Cela m’invite à accueillir en moi cette énergie insaisissable et illimitée du Ciel, cette douce et puissante lumière qui me rappelle la Lune. 
Lorsque je m’ouvre jusque là, je sens que je m’ouvre à plus grand que moi, que j’accueille ce qui me dépasse. Pour cela j’ai à traverser mes peurs.
Mes peurs me racornissent et nourrissent ma douleur. De quoi ai-je vraiment envie, d’écouter mes peurs ou de m’ouvrir à l’inconnu, à cette vie, à cette énergie qu’on appelle Amour et qu’il m’est difficile de nommer tant ce mot a été galvaudé.
Mon discours doit vous sembler complètement allumé. Pourtant non, je suis bien consciente de ce que je dis. Et c’est là toute la complexité : comment puis-je revenir à l’essentiel, m’ouvrir à ce qui me dépasse et que je ne peux contrôler tout en vivant dans mon quotidien de Femme tout en restant en lien avec la matière.
C’est tout cela l’automne et la ménopause pour moi, c’est ce grand défi : est-ce que je m’ouvre au Ciel au cœur même de ma matière ou est-ce que je retourne vers la Terre en m’accrochant à ce qui m’enterre?
Cela me fait sourire de relever ce défi sans me perdre en restant moi-même, en gagnant en simplicité, en joie spontanée, en fluidité… en retrouvant mon âme d’enfant et d’en assumer la pleine responsabilité.

Waouhh ! Cela m’amuse d’y aller, de trébucher, de rire de moi-même… au moins je serai vivante !
C’est cela pour moi cette ménopause qui m’invite à changer dans le plus profond de mon être.
Et vous, de quoi cela vous parle ?

Je vous embrasse

Manouella

Pour aller plus loin :

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  • martine wallez 21 août 2015 at 11 h 22 min / Répondre

    J aime. J e suis une “grand-mère”. Une bonne partie de mon Chemin est derrière moi, avec ses images qui reviennent parfois, avec un sourire à mon esprit. Je suis vieille, vivante et eternelle!!

    • Maitie 24 août 2015 at 14 h 03 min / Répondre

      Merci de ton message Martine
      J’aime les grand-mères car le temps est venu pour elle de semer les graines de ce qu’elles ont récolté. Elles s’encombrent tellement moins de choses futiles, elles sont tellement plus simples et plus libres… alors elles sèment et s’aiment. J’aime voir en elle la peau tannée qui parle des ans et en même temps cette éternelle jeunesse qui pétille dans la malice de leur regard.
      Quel beau chemin tu as devant toi et quel beau chemin tu as parcouru ! Je m’incline devant cette Femme que tu es avec une infinie gratitude.
      Bien à toi

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