Un blog dédié aux femmes

Intimité de Femme : la tendresse de l’aube

 

Photo-Tendresse-aube

Week-end entre femmes

à venir en 2018

La femme, dans le secret de son silence porte souvent des blessures intimes enveloppées de honte, de colère, de solitude et de bien d’autres émotions. Elle tente de les oublier, de les enfouir, de s’en débarrasser… et pourtant ça revient, comme les orties dans le jardin.

Que faire au jardin de mon cœur ?
Que faire des ombres de mon corps ?

Un temps pour prendre soin de ce qui blesse

Un jour, lors d’un atelier entre femmes, l’animatrice nous a invité à exprimer quelque chose que l’on portait sur le cœur et dont on n’avait jamais parlé. 45 femmes sur les 62 qui étaient présentes ont parlé d’abus, d’inceste, de viol ou de violences sexuelles… Et vous qu’auriez-vous partagé ?

En tant que sage-femme, j’ai accompagné des femmes meurtries par les mémoires de leur accouchement : césarienne, épisiotomie, déchirure… Et vous quel souvenir conservez-vous caché ?

En proposant aux femmes d’ouvrir une porte sur leur intimité, j’entends leurs douleurs physiques ou émotionnelles, j’accueille leurs larmes… Elles sortent doucement de la solitude, de la honte, du mutisme. Et vous, quelles douleurs dissimulez-vous ?

Tout cela m’a poussé à proposer ce week-end Intimité de Femme ou la tendresse de l’aube.

Un espace pour :

  • prendre soin avec tendresse de vos douleurs cachées dans votre intime,
  • pour retrouver la pulsation de la vie dans ce que l’on croyait mort,
  • pour découvrir la perle qui s’y cache

Comment la vie m’a amenée jusque-là

J’étais jeune thérapeute et j’accompagnais une femme qui vivait une situation délicate. Sa fille, jeune adolescente de 17 ans, expérimentait les jeux dangereux d’une sexualité dénuée d’humanité, provoquant les hommes, cherchant toutes sortes d’aventures dans des environnements peu sécurisants. De plus, cette jeune-fille, avide d’indépendance, avait coupé plus ou moins ouvertement les ponts avec sa mère.

En suivant les chemins que l’attitude de sa fille gravait dans son cœur et dans son corps de mère, nous sommes arrivées à un passage de sa vie lors de ses 17 ans à elle, jeune adolescente alors convoitée par son père. Elle ne gardait pas un mauvais souvenir de ce qui c’était passé car elle n’avait pas résisté : “je me suis laissée faire et  le corps à corps n’est pas allé très loin somme toute, il ne m’a pas pénétrée”. Le temps avait passé, c’était une affaire classée pour elle… Elle était une femme épanouie jusque dans sa sexualité aujourd’hui.

Et là, elle a pu dénouer son cœur et accueillir avec une infinie tendresse, cette adolescente en elle qui cherchait innocemment l’amour et la reconnaissance de son père et qui s’était en fait anesthésiée pour ne pas se poser de questions. C’est en femme et en mère qu’elle a pu l’accueillir, la porter à son cœur, pleurer avec elle, être là pour elle et la rassurer.

J’ai vu sous mes yeux cette femme se redresser de toute sa dignité, elle avait un port de reine que je ne lui avais jamais vu et une puissance rayonnante se dégageait d’elle au-delà de ses larmes. Quelque chose avait basculé en elle et s’était libéré. J’avais l’impression d’assister au lever d’un soleil d’une harmonie captivante.

Le soir même, elle reçue un appel de sa fille qui lui demandait de l’aide pour déménager, changer de ville : elle voulait faire peau neuve, reprendre des études…

Cette mère n’en revenait pas, comment était-ce possible ?

Les attitudes de nos enfants qui nous affectent, nous parlent de nos blessures enfouies et, bien souvent, ils les remettent en scène à leur façon de manière beaucoup plus intense que ce que nous avons vécu. Chaque chose que nous transformons dans notre mémoire cellulaire a un effet instantané chez nos enfants. Cette femme venait de transformer en elle ce que sa fille mettait en scène inconsciemment… Dès lors sa fille n’avait plus de nécessité d’expérimenter cela, elle pouvait vivre autre chose.

Depuis, j’ai permis à bien des femmes de dénouer avec simplicité des espaces qui leur semblaient parfois si complexes qu’elles n’en revenaient pas. Les blessures se transforment de manière pérenne et elles savourent l’aube qui se lève dans l’intimité de leurs Terres sacrées.

En participant à ce week-end vous vous donnez la chance :

  • de transformer vos blessures physiques ou émotionnelles en lien avec votre intimité
  • de libérer votre lignée de mémoires qui l’encombrent
  • de revenir sur vos Terres intérieures et de les honorer
  • de vous respecter et d’être respectée sans effort
  • de sentir la joie pétillante circuler en vous
  • de vivre une aube nouvelle en sentant que c’est possible
  • de partager la douceur d’un cœur à cœur entre femmes

Elle l’a vécu

“Je ne savais plus comment faire pour ne plus avoir peur, comment ne plus porter un fardeau devenu trop lourd, comment ne pas transmettre à mes enfants ce qui avait pu m’arriver et qui me faisait craindre trop souvent pour eux.
Ce mot, “Blessures”, dans l’espace que Maïtie ouvrait pour la première fois, me disait qu’il était temps de laisser derrière moi ces secrets aux fenêtres calfeutrées de pleurs.
Dans cet espace, j’y ai rassemblé mes océans de haine, fait taire mes rivières qui avaient étrangement consenti le pardon, sculpté ma terre de boue. J’y ai déterré ma part d’ombre pour inonder mon royaume de lumière, remis de la vie dans cette nuit qui prenait trop de place. Pourtant, jamais mes lèvres n’ont prononcé les mots de mes tourmentes.
J’y ai vu le visage de mes compagnes qui racontait les blessures de mon peuple de Femmes, celles que je porte en moi, celles dont mon corps sent la trace invisible gronder à travers les siècles.
J’y ai découvert, avec une délicatesse infinie, que mes blessures cachaient un trésor que ces autres avaient voulu étouffer. Et que plus jamais, personne ne pourrait franchir ces terres que je venais de reconquérir.” Chrystelle.

Modalités pratiques 

Dates:
du  26 (au soir) au 28 mai 2017

Horaires :
accueil le vendredi à 20h
clôture du stage le dimanche vers 18h

Hébergement : sur place (40€ les 2 nuits)

Repas : chacune amène la nourriture pour partager les repas. Cela présente l’avantage :

  • de conserver un maximum d’énergie pour le voyage et non pour les temps de cuisine
  • d’être certain que vous aurez les aliments qui vous nourrissent et qui vous sont habituels en qualité et en quantité
  • d’avoir le plaisir de pouvoir partager et faire découvrir des choses que vous aimez.

Coût : 350 € TTC (hébergement non compris)

Lieu : Chevinay (30 kms de Lyon vers l’Arbresle)

Inscriptions 

Pour préserver la qualité et l’intimité du groupe, le nombre de participantes est de 10 au maximum. Les inscriptions sont prises par ordre d’arrivée.

Envoyez un règlement de 150€ à l’ordre de Phoenix Evolution à Maïtie Trélaün – 23 chemin du Petit Bois – 69210 Chevinay en mentionnant vos coordonnées (dont le mail) et le week-end auquel vous vous inscrivez (intitulé et date).
Informez-moi de votre inscription  par mail

Ce week-end est complémentaire