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Le sang des règles

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27 Jan 2015

Le sang des règles

Par Maïtie Trélaün dans Etre femme

L’évolution amène la femme à prendre conscience de son cycle et donc de ses menstrues et à y porter un regard nouveau. Entre celles qui n’osent le toucher et celles qui en font des peintures… comment s’y retrouver ?

Le sang des règles a d’abord été vénéré tant il parlait du mystère : mystère que cette ouverture de la femme qui saignait sans être blessée et sans qu’elle en meurt… Et lorsqu’il se taisait, la vie naissait !

C’est dans l’intimité que ses menstrues guideront la Femme vers sa source

Les Femmes médecines le conservaient précieusement pour en enrichir leurs onguents cicatrisants. Ce sang, considéré comme sacré était utilisé dans les rituels pour symboliser le mystère divin, la fertilité, la vie.
Jusqu’au jour où l’homme a réalisé que la naissance d’un être humain nécessitait sa graine. La femme est devenue un réceptacle. Le sang utilisé dans les rituel était le fruit du sacrifice de la vie. Le sang des menstrues a été, dès lors, considéré comme impur et la femme aussi durant cette période.

Aujourd’hui, alors que le stérilet aux hormones tend à faire disparaître les menstrues, de plus en plus de femmes s’interrogent sur ce sang, le récoltent, le remettent à la Terre, créent leur rituel…

Que penser de tout cela ? Que faire de ce sang que l’on “perd” tous les mois ?

Ce n’est pas du simple sang comme le liquide qui coule dans nos veines. Il est riche de substances hautement nutritives puisqu’il est issu de la muqueuse utérine qui se préparait à accueillir la vie et à lui permettre de prendre forme. Tout ce que la femme perd a été conçu pour accueillir cette vie. Si cette vie ne s’incarne pas, ces tissus deviennent inutiles et sont éliminés même si ce n’est pas un déchet mais un précieux élixir de vie.
De même que la vie qui naît au cœur de la femme ne lui appartient pas, ce sang ne lui appartient pas… Il appartient à la Vie. C’est pour cela que bien des femmes aujourd’hui se réconcilient avec, le recueillent au moyen d’une Cup menstruelle et le rendent à la Terre.

Que peut apporter la rencontre avec vos menstrues ?

Une découverte

En recueillant vos menstrues vous réaliserez qu’elles ne sont pas si abondantes que cela, que leur odeur, leur texture, leur couleur présentent pleins de nuances… Elles vous renseignent sur l’avancée de cette période.

Une manière de prendre soin

C’est en prenant conscience de ce qu’elles représentent que vous allez donner du sens à ces pertes. Vos menstrues, au lieu de vous souiller, vont prendre soin de vous. en effet, leur pouvoir curatif, nourrit et assainit les parois vaginales en coulant, comme un masque de jouvence. En les recueillant vous êtes attentives à vos gestes, à votre corps… vous accueillez votre sexe, votre vulnérabilité, vous prenez soin de vous.

Une réconciliation

Vos gestes vous amènent à vous réconcilier avec cette période, à vous trouver belle, femme, à être fière d’avoir vos menstrues. Vous accueillez cette part taboue, honteuse ; vous osez la rencontrer. Vous accueillez votre sexe de femme : vous en êtes la Reine.

Jusqu’où aller ?

Certaines femmes ont besoin de découvrir plus avant cet “élixir”.
Certaines le répandent sur leur peau en tatouages tribaux ; d’autres en font des peintures ou le mêlent à l’argile pour le sculpter ; d’autres le font sécher ; pour d’autre c’est leur trousse de maquillage (rose à joue, rouge à lèvres…).
Elles découvrent cette matière qui sort d’elle et jouent avec comme pour l’apprivoiser, pour l’accueillir. Elles ont besoins de ce passage pour se réconcilier avec cette part d’elle-même, cette femme menstruée.
C’est un peu comme l’enfant qui, à une période, découvre ce qui sort de son corps et joue avec. C’est important pour lui ; c’est important pour elles… et c’est peut-être important pour vous.

Vous êtes-vous autorisée à regarder, sentir, toucher voire même peut-être goûter ce sang qui, pendant très longtemps a été considéré comme un élixir de vie? Si cela vous révulse ou vous dégoûte c’est qu’il est nécessaire de le faire. Alors allez-y à votre rythme, à votre manière, peut-être sous la douche, peut-être avec une Moon-cup… C’est à vous de jouer !

Et en même temps ce n’est qu’un passage. Cela sert juste à le découvrir et à lui rendre ses galons.

Lorsque le jeu s’affiche

Il y a quelque chose de très primal à aller à la rencontre de ses menstrues, à le recueillir pour le rendre à la Terre. Cela amène la femme à accueillir sa vulnérabilité de Femme et à toucher sa puissance de Femme. Que faire de cette puissance ?

Pendant 30 000 ans cette puissance a été à l’honneur ; pendant 2 000 ans cette puissance a été bafouée, mutilée, répudiée. C’était les temps du matriarcat et du patriarcat.

Aujourd’hui alors que la femme retrouve sa période de gloire, certaines ont envie d’exposer ce sang qui d’une manière, parle de leur corps et de leur sexe de Femme. A vouloir à tout pris qu’on les reconnaisse comme des femmes cyclées, elles en oublient le mystère. Elles revendiquent d’être reconnues, respectées sans se rendre compte qu’en l’exposant elles le bafouent.

Ce sang apparait lorsque l’énergie de la femme l’amène à se retirer du monde, à se replier pour se retrouver, à s’isoler pour prendre soin d’elle. C’est en cela que ce sang est sacré : il parle de la source de la femme, de son secret.
S’il est affiché, il est bafoué.
C’est parce que la femme se reconnaît femme jusque dans ses menstrues, qu’elle sera pleinement Reine de son royaume. C’est alors à elle de s’ouvrir et de s’exposer au monde, de rayonner qui elle est. Ses menstrues sont pour nourrir celle qui l’a nourrie, à savoir la Terre.

L’intimité

Ce sang rappelle la femme à préserver son intimité. “Dans l’obscurité, dans le secret, dans l’intimité, quelque chose est révélé qui ne pourrait pas être ouvertement sur la place du marché” (Osho, Intimité). Exposer son intimité c’est comme déposer les graines à la surface du sol : elle ne germeront pas, elles ne révèleront pas la fleur ou l’arbre qu’elles contiennent.
Il en est de même pour la femme dans cette période de l’hiver de son cycle. C’est dans son intimité qu’elle va trouver les chemins du sacré, qu’elle ouvrira son sexe à la Terre et son cœur au Grand cœur de l’univers. C’est dans cette intimité que ses menstrues la guideront vers sa source.

Au moment des règles, la muqueuse utérine fait table rase, elle défait tout ce qu’elle a construit pour revenir à l’origine, à l’empreinte originelle. Elle se dénude pour dévoiler l’essentiel. C’est en cela qu’elle invite la femme à faire de même.

Que faire de vos menstrues ?

Je vous donne des pistes dans mon livre “Les trésors du cycle de la Femme“.

Je vous accompagne à harmoniser le masculin et le féminin en vous au fil de votre cycle au cours de la formation Laüna.
Trouvez le moyen de les recueillir si vous le désirez et prenez conscience que vous l’offrez à la Terre quels que soient les chemins que cela prendra. Le plus simple est de le recueillir avec une Cup et de le verser dans vos plantes vertes ou au pied d’un arbre ou d’une fleur.
L’essentiel est de donner du sens à vos gestes, d’y apporter votre présence et votre conscience : vous vous offrez un temps en suspension dans la course du quotidien.

Ainsi :

  • Vous reconnaissez la valeur de vos menstrues et effacez la mémoire qui les souille autant à votre niveau personnel qu’au niveau universel
  • Vous prenez conscience de la valeur de vos gestes même les plus routiniers et vous vous donnez la possibilité de les ajuster.
  • Vous reconnaissez votre utérus comme un Temple sacré et honorez cette femme que vous êtes
  • Vous rendez à la Terre ce qui lui appartient afin qu’elle s’en nourrisse et le transforme : vous prenez soin de celle qui vous nourrit et vous soutient
  • Vous contribuez à la reconnaissance du Féminin et à l’harmonisation de l’Univers

Pour aller plus loin

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  • Marie "Wolf" Bernat 28 janvier 2015 at 11 h 58 min / Répondre

    Merci de ce texte magnifique.
    Il tombe à point nommé, mon cycle commence bientôt.

    Je souhaiterais juste aborder deux points:
    1. “Elles revendiquent d’être reconnues, respectées sans se rendre compte qu’en l’exposant elles le bafouent.”
    Je ne le pense pas. En exposant notre sang, nous faisons bouger les consciences, les pensées, les croyances… Aujourd’hui, nous avons peut être besoin de cela, de le rendre visible.

    2. En tant que personne qui considère son corps comme féminin mais son genre comme fluctuant, j’aimerais vous proposer de réfléchir au fait que toutes les personnes s’identifiant comme femmes n’ont pas leurs règles, ni que toutes les personnes qui ont leurs règles s’identifient en tant que femmes.
    Cela ne m’empêche pas d’être profondément spirituel.le et de vivre mes règles de manière apaisée et respectueuse.
    Simplement, mon âme est androgyne. (Là, je ne parle que pour moi.)

    Avec tout mon Amour,
    Marie

    • Maitie 28 janvier 2015 at 22 h 41 min / Répondre

      Tes remarques sont intéressantes même si je ne vois pas ce qui a provoquer ta deuxième remarque. Les textes que je propose sont des fenêtres ouvertes sur des pistes de réflexions ou sur des questions. Ce sont mes vérités de l’instant que je partage sans pour autant chercher à convaincre ni à revendiquer. Accompagnant depuis 35 ans des femmes, j’ai eu l’occasion d’accueillir toutes leurs nuances : chacune sont des expérimentations de l’expression de la femme.

      Pour la première remarque, je suis d’accord avec toi. Il peut être important pour certaines femmes de l’exposer pour en prendre pleinement conscience. Lorsque j’expose, j’offre… si j’attends que cela amène une prise de conscience, j’attends un signe de reconnaissance… C’est donc qu’à cet endroit je ne me reconnais pas.
      J’ai rencontré des femmes qui rayonnaient simplement qui elles étaient en accueillant pleinement leur vulnérabilité et leur puissance… elles n’avaient rien à dire, rien à revendiquer… c’était au-delà des mots… c’était intégré dans tout leur corps en accord avec tout leur être. Les personnes autour, hommes ou femmes étaient touchés et ébranlés.
      J’aime croire dans la puissance mystérieuse de la vulnérabilité féminine.

      Merci des réflexions que tu apportes, de ton témoignage… Belle expérimentation à toi
      Maïtie

      • Marie "Wolf" Bernat 29 janvier 2015 at 11 h 13 min / Répondre

        J’apprécie tes précisions quand à ma première remarque et je les trouve très juste.
        Ma deuxième remarque vient du lien systématique qu’il me semble lire dans tes propos “règles = femmes” et inversement.
        Je suis dans une recherche d’inclusion, qui passe par le langage, de toute personne menstruant dans mes réflexions sur le féminin sacré et le rapport aux menstrues.
        J’avais simplement envie de savoir ce que tu en pensais, si le sujet pouvait t’intéresser.
        Belle journée à toi

        • Maitie 31 janvier 2015 at 11 h 54 min / Répondre

          Tu peux jeter un œil sur les articles qui abordent la ménopause et donc cette Femme qui n’a plus ses menstrues. Ce que j’aime à dire c’est que les saisons de son cycle (et elle a une cycle même s’il ne s’exprime pas par les menstrues) lui permettent d’affiner ses propres règles de femme. Ce sont ces règles personnelles qui l’amènent à se respecter de plus en plus jusqu’à se réaliser pleinement. Que ce soit son cycle de vie, son cycle menstruel ou son cycle de maternité chacun l’accompagne à revenir à elle et à rayonner qui elle est dans sa simplicité, son authenticité et son unicité.
          As-tu lu mon guide sur la sexualité ? Il t’apportera plus d’éléments sur ma vision de tout cela.
          Bien à toi

  • Kalamiah 5 février 2015 at 0 h 27 min / Répondre

    Merci Maitie de mettre en mots ce que toutes les femmes vivent.
    Cela fait maintenant 19 ans que j’ai ma MOON CUP, elle est comme au premier jour toujours efficace.
    Grâce à la moon cup, j’ai en effet eu un nouveau regard sur mes lunes. J’ai même commencer par remplir une bouteille en plastique pour réaliser la perte… et il y en a peu comme tu le dis. Quand on prend conscience de nos lunes, nous nous relions à notre terre Gaïa, nous devenons indissociables et cela entraine des résonances dans notre vie à tous les niveaux… de beaux cadeaux.
    Merci de nous partager ce bel articles.
    Merci, belle continuation sur le chemin du féminin sacré.
    Kalamiah

    • Maitie 9 février 2015 at 0 h 16 min / Répondre

      Je te remercie de ton témoignage et l’invite même à aller plus loin si tu le veux : aurais-tu envie d’écrire un article au sujet de ta moon cup pour partager ton expérience aux autres femmes. Comment tu l’as découverte, ce qu’elle t’apporte, comment tu l’utilises…
      Je te laisse à tes réflexions

  • Lataven 11 février 2015 at 17 h 36 min / Répondre

    bonjour,je suis une vieille, une ancienne je sais que bientôt je serais une femme qui retient son sang. Mon cycle m’est d’autant plus précieux, que chaque mois je me dis que ça pourrait être le dernier.Enfin le dernier visible car j’ai bien compris qu’il ne se limitait pas au sang versé.Et l’idée de mettre mon dernier sang en Terre me plait beaucoup comme une offrande, une action de grâce pour les années passées,les enfants portés.Une sorte de passage entre la mère et la vieille, entre celle qui apprend et celle qui sait. Merci pour ce partage et bonne continuité

    • Maitie 11 février 2015 at 22 h 32 min / Répondre

      Bonjour
      Votre témoignage me touche. C’est beau d’honorer en conscience ce sang qui peut-être est le dernier. Je vais bientôt vous faire découvrir Rita Payeur sur mon blog. Elle parle de la ménopause d’une manière qui me ravit. Un fruit mûr n’est pas vieux. Il est vieux s’il laisse la sève se retirer. L’avantage de la femme c’est qu’elle peut laisser se retirer son énergie de vie ou la cultiver et l’amplifier. Au lieu de flétrir… elle fleurit pour reprendre l’expression de Rita
      Maïtie

    • Maitie 27 mars 2015 at 8 h 34 min / Répondre

      Bonjour à toi, merci de tes images. Effectivement, comme tu l’as compris, la vieille ne retient pas son sang, elle offre, elle s’offre à la vie. Ce n’est plus une cellule par cycle qu’elle offre pour la vie d’un autre ; ce sont toutes ses cellules qu’elle offre pour sa vie à elle. Elle dit un grand “OUI” à la vie.
      Beau passage à toi

  • aurélie 31 mai 2017 at 10 h 06 min / Répondre

    Bonjour,
    J’ai découvert les vertus de mon sang petit à petit. D’abord je le mettais dans les plantes, et ça les boostait à fond, puis je m’en suis fait un masque pour les cheveux, et pour le corps, je me suis sentie puissante, comme si ma peau était assoiffée de mon sang! Je me suis sentie euphorique aussi! Et me suis dis qu’en d’autres temps on m’aurait brulée ou mise à l’asile! Et puis récemment, j’ai osé le gouter! Et là l’effet m’a complètement étonnée: Je me suis sentie dans une forme énorme, limite hyper active! Et d’habitude mes règles qui me fatigues ont été le moment où j’ai été la plus en forme du mois!!! Du coup j’ai eu une révélation, il faut aussi nous le rendre à nous même… D’ailleurs, les livres d’Anton parks parlent des pouvoirs des menstrues et de sa consommation entre autres (car le sujet principal n’est pas celui là).

    • Maïtie Trélaün 31 mai 2017 at 11 h 51 min / Répondre

      Bonjour Aurélie
      Merci de ce partage et de ce témoignage. C’est très touchant pour moi que vous vous autorisiez à explorer jusque-là la puissance de vos menstrues. Cela demande un accueil de soi très profond que je trouve impressionnant de puissance “archétypale”. Et effectivement, on vous aurez brûlée pour cela il y a quelques temps.
      Cela vous permet effectivement de ressentir dans votre corps, dans vos cellules la puissance de la femme dans cette période de menstruation.
      Vous découvrirez, en poussant vos expérimentations plus loin, qu’à un moment il ne vous sera plus nécessaire de passer par l’utilisation concrète de vos menstrues pour ressentir cette puissance. En effet, ce ne sont pas vos menstrues qui sont riches de cette puissance, donc qui vous l’apportent ; c’est vous qui incarnez cette richesse et qui en imprégnez vos menstrues. Le fait de les appliquer sur votre corps ou de les goûter est une étape qui vous révèle cela et vous permet d’ouvrir des espaces qui étaient fermés. Une fois qu’ils ont été ouverts, vous pouvez trouvez les chemins pour cultiver l’ouverture sans qu’il soit nécessaire que vous en utilisiez la clé (puisque ce n’est plus fermé).
      Vos menstrues redeviendront alors une offrande sacrée à la Terre qui parle de cette puissance de femme que vous incarnez.
      En même temps, les expérimentations que vous faites, ainsi que ce que vous en retirez, me parlent de votre capacité d’écoute de votre corps, de vos cellules, de vos impulsions ; cela me parle de la puissance de ce que j’appelle votre Femme Sauvage, intuitive. Vous exprimez ainsi aux femmes que c’est possible de savourer ses menstrues et de les accueillir jusque-là. Merci de cette ouverture qui peut contrebalancer bien des tabous et contribuer à soutenir les femmes à accueillir leur puissance de connexion en période menstruelle.

  • Julie 22 août 2017 at 11 h 29 min / Répondre

    Vois êtes DEGUEULASSE Serieux wtf quelle idee de jouer avec son sang et meme de le goûter ? Bande de tarés

    • Maïtie Trélaün 26 août 2017 at 15 h 58 min / Répondre

      Bonjour Julie, je suis touchée par la simplicité et l’authenticité de votre partage et je le comprends tout à fait.
      La première fois qu’une femme m’a témoigné qu’elle avait fait le pas de toucher le sang de ses menstrues pour le découvrir et qu’elle l’avait même goûté, je me suis demandé comment c’était possible et, une part de moi trouvait cela “dégueulasse”.
      En revanche, une autre part était curieuse : qu’est-ce que ça lui avait apporté ? Et lorsqu’elle m’a exprimé que depuis qu’elle s’était autorisé cela :
      – elle n’avait plus honte d’avoir ses règles, ni honte d’être Femme, qu’elle en était même fière.

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