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La ménopause : une aubaine pour les femmes

femme-ponton
02 Mar 2014

La ménopause : une aubaine pour les femmes

Par Maïtie Trélaün dans Bien vivre sa ménopause

Ce passage incontournable dans la vie d’une femme est auréolé de croyances qui le rend plus ou moins redoutable pour celle qui s’en approche. Pourtant, la ménopause est un acte de sagesse, salvateur pour la Femme. En effet, alors que son cycle et les maternités ont amené la femme à s’ouvrir à l’autre jusqu’à se perdre ; la ménopause, l’invite à revenir à elle pour se consacrer à elle afin d’exprimer au monde la Femme qu’elle est dans toute sa splendeur.

Mais il est beaucoup plus facile pour la femme de s’occuper des autres que de s’occuper d’elle et surtout de s’accueillir comme elle est. Elle a l’impression d’être aimée et d’exister parce qu’elle est indispensable aux autres. Les 3 000 ans de patriarcat ont nourrit cette capacité à la soumission et au silence dont elle porte la mémoire. Le féminisme a tenté d’y mettre fin en apportant l’image d’une femme forte. Or la force fait appel au Masculin au détriment du Féminin qu’il écrase. Il se passe alors à l’intérieur ce qu’il se passait à l’extérieur.

La ménopause place la femme face à elle-même, face à ses choix et à sa responsabilité

A la ménopause, son corps (qui est son véhicule terrestre sans lequel elle ne peut pas expérimenter de vivre l’incarnation), refuse simplement de subir ses violences, de compenser ses négligences, de supporter son manque de respect vis à vis d’elle-même. Il exprime vigoureusement les moindres violations de l’écologie personnelle de celle qui l’anime. Plus la femme rechigne à prendre soin d’elle et de son féminin, plus son corps se rebelle par des tensions, des douleurs, des signes de dégénérescence, des maladies. C’est comme s’il criait pour la rappeler à la vie, pour l’amener à retrouver le chemin de son enfant intérieur (cette énergie pure avec laquelle elle est née) : ces désordres expriment que la vie n’a pas désespéré de cette femme.

Une deuxième adolescence

Les changements biologiques de la ménopause, stoppent les sécrétions hormonales du cycle menstruel qui soutiennent la femme durant toute la première partie de sa vie et tentent de lui apprendre à se respecter. C’est comme si ces hormones représentaient en elle une couple parental avec le père (représenté par les œstrogènes) et la mère (représentée par la progestérone). Ce passage est comparable à l’adolescence : les parents s’effacent pour permettre au jeune de voler de ses propres ailes et d’assumer ses choix. La femme est désormais libre de choisir les hormones qu’elle va sécréter en fonction de sa manière d’être.

Elle a le choix entre deux grandes hormones 

  • La vasopressine qui est générée par le stress, la réaction, l’activisme, la défense, la lutte, la force, la culpabilité donc la dépression,… Autant d’états en lien avec l’Ego (qu’il soit archaïque ou spirituel) qui trouvent dans le “faire” une reconnaissance de leur existence. Cette hormone amplifie la peur, amène la dégénérescence de notre système et débouche sur la souffrance et la mort car lorsque nous la sécrétons nous sommes coupés de notre source de vie.
  • L’ocytocine qui est générée par la confiance, le calme, la sérénité, l’altruisme, l’ouverture à soi comme à l’autre, la plénitude, l’accueil inconditionnel, la disponibilité,… autant d’états en lien avec notre Enfant Intérieur qui se contente d’être en toute simplicité et authenticité. Cette hormone cultive la joie : c’est l’hormone de notre énergie de vie qui est la source d’une éternelle jeunesse.

Si vous voulez aller plus loin sur la connaissance de ces hormones vous pouvez lire le livre “L’ocytocine, hormone de l’amour” de Pr. Kerstin Uvnas Moberg dont je ferai une chronique.

La ménopause place la femme face à elle-même, face à ses choix et à sa responsabilité. Elle sent bien qu’elle ne peut plus mentir ni se mentir, qu’elle ne peut plus se contenter du paraître et faire semblant, qu’elle ne peut plus passer en force et se manquer de respect, qu’elle ne peut plus compenser ses non-choix, que plus elle dépend des autres (médecins, thérapeutes, famille, enfants…), plus elle en a besoin l’amenant à redouter la solitude, la perte, le changement. 

Une ouverture sur la vie

Alors qu’elle croit souvent que la ménopause marque la fin de bien des choses qu’elle faisait car elle sent que son corps est plus fragile, elle ne réalise pas que ce passage l’amène au contraire à vérifier ce qu’il est juste pour elle de faire et à trouver de nouveaux chemins qui lui permettent de se respecter pleinement en le faisant. Elle lui demande de simplifier sa vie, d’aller à l’essentiel, de cultiver le plaisir dans chacun de ses actes, d’oser exprimer sa créativité, son unicité ; elle l’amène à être toujours plus présente à elle-même, à accorder son corps, son cœur et sa tête dans chacun de ses choix. Elle l’appelle à être elle-même, à s’accueillir tant dans sa vulnérabilité que dans sa puissance et à oser se montrer telle qu’elle est. 

Plus elle écoute les chemins de son corps, plus elle gagne en fluidité, plus le passage de la ménopause devient simple sans risque de dégénérescence. Il se présente comme un véritable tremplin vers la vie avec comme maître implacable le corps et ses sensations qui amène la Femme à se mettre au monde et à rayonner sa beauté simple.

 

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